Où est le problème me direz-vous?
Les jeux d'argent sont en effet interdits s'ils ne se déroulent pas au sein de structures légales. La nuance se situe cependant dans le contexte de cette activité et dans la destination des gains de ces soirées.
En réalité, bien loin d'avoir pour objectif de s'enrichir, ces soirées étaient en fait destinées à des associations caritatives diverses auxquelles tout l'argent récolté était ensuite reversé.
Cette brave habitante de Charleville-Mézières risque donc actuellement 50000€ d'amendes et d'éventuelles sanctions pénales auxquelles elle devrait faire face avec sa maigre pension si le jugement tombait en sa défaveur ce 31 octobre.
Disposant déjà de l'appui du procureur, la justice estime cependant que la joueuse au grand cœur doit de grosses sommes d'argent non-déclarées aux impôts.
Le problème étant ici un Etat très endetté qui n'a rien d'autre à faire que de poursuivre ses citoyens aux bonnes intentions. En outre, d'un point de vue légal, la dame n'a pas payé l'impôt sur les établissements de jeu et tombe sous le coup de la loi.
Cependant, si ces gains ont réellement été reversés à ces associations, ils ne peuvent théoriquement pas être imposés. En définitive, on souhaitera beaucoup de courage à cette pauvre madame qui n'a sûrement jamais voulu en arriver là !
